Psychogénéalogie et blessures transgénérationnelles

 

Psychogénéalogie et blessures transgénérationnelles 

 

Les origines de la psychogénéalogie

Depuis les travaux de la célèbre psychologue Anne Ancelin Schützenberger dans les années 2000, avec ses livres « Aïe mes aïeux » ou « Ces enfants malades de leurs parents » pour ne citer qu’eux, il est reconnu que des blessures émotionnelles, des injonctions familiales ou fidélités inconscientes aux générations précédentes sont à prendre en compte dans tout travail thérapeutique, qu’il soit émotionnel, psychologique ou physique.

Des blessures qui se transmettent dans la lignée familiale 

Dans mon travail d’Ostéothérapeute posturologue j’ai été amenée à constater qu’une même blessure émotionnelle, se retrouvait chez les membres d’une même lignée familiale. Cependant, sa somatisation (son expression par le corps), n’était pas la même chez les individus d’une même famille.

Pour en venir à cette observation, il m’a fallu recevoir plusieurs familles en consultation (des parents et leurs enfants, voire les grands-parents). Laissez moi vous donner un exemple concret.

Prenons l’exemple de Louise, 24 ans

Louise est revenue de Prague 2 mois auparavant. Elle a eu mon contact par sa mère, vue en consultation pour un problème de psoriasis persistant.

Louise me raconte qu’elle a eu un calcul rénal (au rein droit), juste après son arrivée à Prague, 4 ans plus tôt. Elle s’en est remise mais garde une sensation de gêne et de faiblesse au niveau lombaire qui s’est transformée en véritable douleur il y a deux semaines. Encouragée par sa mère, elle pousse la porte du cabinet.

Nous faisons la séance avec les vérifications d’usage : bassin, vertèbres, musculaire… Tout semble globalement en ordre, malgré un manque de fluidité. La cause de cette perte de fluidité n’était donc pas tant physique qu’émotionnelle et même transgénérationnelle…

En effet : en l’interrogeant sur son départ, je découvre que sa mère n’y était pas favorable. Elle s’est sentie « abandonnée », pour reprendre ses mots.

La douleur de Louise prenait alors un tout autre sens.

Le rein, en médecine chinoise, symbolise les ancêtres, les liens familiaux ; tandis que le côté droit en somato émotionnelle, représente le féminin. Le calcul rénal de Louise, quand elle est arrivée à Prague, représentait donc la difficulté (le caillou) de sa mère (rein droit) à accepter son départ, qu’elle a assimilé à un abandon. Abandon que la mère de Louise a manifesté par un psoriasis persistant (les problèmes de peau étant liés à des problèmes de séparation).

Il est également utile de noter que la famille de Louise est une famille qui a immigré en France dans les années 1950 (les ancêtres ont donc dû eux aussi abandonner quelque chose de leurs racines).

Conclusion : chacune (la mère de Louise et Louise) a manifesté la blessure de l’abandon par une somatisation qui leur est propre ; blessure fortement inscrite dans la lignée de cette famille dont elle ne faisait qu’exprimer la manifestation.

La consultation aura permis de lever le manque de mobilité qu’il restait en faisant prendre conscience à Louise de ce qu’il s’était joué à travers cette somatisation.

Nous sommes tous marqués par notre histoire, par nos aïeuls. À chacun revient le choix de se libérer de ces fidélités inconscientes.

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